Votre contribution

Mon engagement est d'écrire un texte ou une réflexion à tous les jours pendant un an (jusqu'au 10 octobre 2013). Je désigne, sans la nommer, quelle personne m'a donné l'inspiration ou le thème du jour.

Je vous invite tous à m'inspirer par un mot, une émotion, une situation, une action, etc.

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J'écrirai pour vous et grâce à vous. Qui sait où cela pourra nous mener?


mercredi 31 juillet 2013

Réflexions sur: Écrire plutôt que dire

Personnellement je suis plus à l'aise à écrire mes sentiments qu'à les exprimer de vive voix.  J'ai toujours eu un grand amour pour les mots et j'ai également toujours été assez timide.  Et surtout, j'ai souvent l'impression qu'exprimer ses sentiments est dangereux.  Le danger c'est le rejet.  Si je n'arrive pas à faire comprendre à l'autre pourquoi je suis blessée, en colère ou triste, j'aurai l'air stupide et il me rejettera car personne n'aime les personnes stupides.  Je vous l'accorde, c'est bête, mais c'est comme ça.  En tout cas pour moi.  Alors je me tais et je garde tout pour moi.

Mais quand c'est trop grave, j'écris.

Parfois ça passe mieux.  Au moins ça me soulage la conscience.  Je déverse le trop plein d'émotion dans mon courriel ou ma lettre.  Est-ce que ça me rend courageuse? Certainement pas.  Le vrai courage se manifeste quand j'arrive à surmonter ma peur et à parler directement.  Je le fais de plus en plus car je vois à quel point c'est libérateur.  Mais ce n'est pas aussi naturel, c'est toujours très stressant pour moi car l'ombre du rejet plane toujours au-dessus de ma tête. Lorsque j'exprime mes doléances de vives voix, je ne laisse pas à l'autre le temps d'absorber ce que je lui dis, contrairement à l'écrit. Mais d'un autre côté, je peux voir sa réaction initiale, celle qui est la plus vraie. 

L'heure juste est celle qu'on lit dans les yeux de l'autre.

Écrit le: 31 juillet 2013
Inspiré de: "Courriel de S."

vendredi 26 juillet 2013

Poème pour ma grande fille

Il y a 9 ans comme aujourd'hui
Je t'ai donné la vie
À 10h tu as pointé
Ton joli petit nez

Je ne pouvais y croire
Du fond de ma mémoire
J'ai toujours cru futile
D'espérer une fille

Et pourtant tu étais là
Bouleversant en moi
Toutes mes certitudes
Quant à mes aptitudes

Suis-je une bonne mère?
Je dirais pas si mal
Et tout cas j'espère
Te voir aller au bal

Il y a 9 ans comme aujourd'hui
Tu es devenue ma vie

Écrit le: 26 juillet 2013
Inspiré par: "Bonne anniversaire ma chérie!"

mercredi 24 juillet 2013

Réflexions sur: Lâcher prise

Ces temps-ci au travail j'ai des problèmes avec mon ordinateur.  "Il va lent", comme disent les Suisses.  Je clique sur un document et il ne veut pas s'ouvrir.  Le sablier reste affiché sur l'écran pendant une éternité.  C'est vraiment agaçant, surtout lorsque le temps presse et qu'on doit finaliser un travail...

Mais j'ai remarqué que lorsque je lâchais la souris, je veux dire que je ne laissais pas ma main dessus pendant que j'attendais que l'ordinateur daigne collaborer, ça allait un peu moins lentement. Autrement dit, en lâchant prise, je laisse les choses suivre leur cours sans mettre de pression supplémentaire et inutile.  En lâchant le contact, l'ordinateur se sent plus libre de travailler.

Je pense que c'est tout à fait pareil lorsqu'on a des problèmes "agaçants".  Lâcher prise lorsqu'il est totalement inutile d'insister, c'est payant.  Pourquoi ne pas se lever et faire des étirements, pendant que le sablier fait couler son sable électronique? Ou pourquoi ne pas se taire plutôt que de chercher des poux ou chercher à avoir raison à tout prix?

Bien sûr, j'aimerais mieux ne pas attendre en ayant un ordinateur conciliant. Mais au moins je suis consciente que je peux faire une petite différence en lâchant ma souris.  Et me rappeler de ce principe fondamental plus souvent, pour une meilleure qualité de vie.  Car la vie est courte et un jour de plus est passé.

Écrit le: 24 juillet 2013
Inspiré par: "C'est pas le moment!"

lundi 22 juillet 2013

Réflexions sur: Les non-dits

Ne pas dire les choses telles quelles sont est très dommageable pour l'humain.  Si on garde en dedans ce qui ne fonctionne pas, on se rend malade et on empire la situation, bien souvent.  Car le non-dit est la cause du fossé entre les personnes et plus on attend avant de s'exprimer, plus le fossé se creuse et il devient pratiquement impossible de reprendre contact. 

Combien de couple, de famille, de parents et d'enfants ont connu cette situation de malaise qu'engendre le silence? On a la rage au cœur mais on ne se raconte pas.  Et l'autre le sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas mais sans les mots, comment peut-il deviner ce qu'il y a dans notre cœur?

Je ne prétends pas être une pro de l'expression de mes sentiments. Bien au contraire.  Mais je fais des efforts car l'expérience m'a appris que ce n'est pas si dur de se confier.  Il faut juste trouver un peu de courage au fond de soit et se lancer. La libération qui est ressentie après l'aveu est immense et on se trouve tellement bête de ne pas avoir parlé avant...

Alors parlez, je vous en prie.  Pour que le silence qui règne soit empreint d'harmonie et non pas plein de non-dit.

Écrit le: 22 juillet 2013
Inspiré par: "Je n'y peux rien"

mercredi 17 juillet 2013

Poème sur: En cachette

C'est excitant un peu
Au début, surtout
Le danger du jeu
Attise leurs joues

Faire mine de rien
Mais par en dessous
Caresses de mains
À les rendre fous

La moindre occasion
Devient une fenêtre
Un baiser bonbon
À la sauvette

Loin de ces regards
Qui ne comprennent pas
Toujours en vouloir
À ces foutues lois

Et puis la révolte
Arrive doucement
Deviennent désinvoltes
Les deux amants

L'aveu est fatal
La lumière aveugle
Ils auront mal
Mais c'est ce qu'ils veulent

Fini les cachettes
Parti le piquant
Parfois ils regrettent
Les premiers instants

Écrit le: 17 juillet 2013
Inspiré par: "On ne peut pas toujours se cacher"

lundi 15 juillet 2013

Reflexions sur: L'attente

Être obligé d'attendre.  C'est affreux.  Quand on est habitué à avoir tout, tout de suite, l'attente est intolérable.  Savoir qu'un cadeau est là pour nous mais devoir attendre pour le déballer, c'est une souffrance atroce pour l'impatient. 

Mais l'attente est une maîtresse enivrante.  Elle nous fait oublier tout le reste.  Notre désir monte, on s'imagine tous les scénarios.  On sens déjà la texture, on hume déjà l'odeur, on admire déjà la beauté de cette surprise attendue.  De la torture, je vous dis.

Et puis, quand enfin le moment est arrivé d'assouvir ce désir de possession...sommes-nous aussi heureux que prévu? Si oui, pour combien de temps? Très peu, je vous le dis.

Écrit le: 15 juillet 2013
Inspiré par: "Je veux l'avoir"

vendredi 12 juillet 2013

Réflexions sur: Tout nouveau tou beau

Il n'y a pas à dire, c'est beau le neuf ! Quand l'asphalte vient d'être posée, quand une salle de bain vient d'être rénovée, quand une voiture sort de l'usine.  C'est parfait, exempt de défaut, l'usure n'a pas eu le temps d'agir.  C'est brillant, ça fonctionne bien, ça sent même le neuf parfois.  Il faut bien regarder, bien apprécié, bien se souvenir de cet état de neuf car il ne dure pas longtemps.  Inévitablement, le passage du temps et l'usage qu'on en fait viendra enlever le lustre de l'objet.  L'humidité, le soleil, la nourriture, le passage des enfants et des plus grands, tout ça aura la peau de ce qui était neuf, jadis...

Bon, c'est ce qui fait rouler l'économie, non?

Écrit le: 12 juillet 2013
Inspiré par: "Nouveau développement"

mercredi 10 juillet 2013

Réflexions sur: La simplicité

Il est assez rare que je réussisses à faire quelque chose simplement, sans détour, sans milles hésitations sous-jacentes.  Je suis née compliquée et je crois que je le resterai toujours.

Mais tout est relatif.  Je suis persuadée que je suis vis ma vie plus simplement que d'autres.  Je crois surtout que la vie que j'ai fait en sorte que tout se passe simplement.  Je n'ai pas à me battre pour avoir un toit chaque soir ou pour avoir de quoi me nourrir.  J'ai un emploi stable et une vie somme toute organisée.  Pour d'autres, la vie est beaucoup plus compliquée, beaucoup plus mouvementée...

Alors, peut-être qu'inconsciemment je complique inutilement les choses, juste pour mettre un peu d'émotion dans ma vie?

Je vais y réfléchir...simplement!

Écrit le: 10 juillet 2013
Inspiré par: "Faites simple"

mardi 9 juillet 2013

Réflexions sur: À vendre

Tout se vend.  Parfois, le même objet se vend plusieurs fois! Et à chaque fois, quelqu'un est gagnant.  L'acheteur ou le vendeur, selon la situation.  Le mieux c'est lorsque les deux parties sont gagnantes.  Mais l'objet dans tout ça, est-il gagnant? Se retrouver entre de nouvelles mains à chaque fois, c'est augmenter le risque d'être brisé ou abandonné.  Bien sûr, je suis totalement pour la vente d'un objet dont on ne se sert plus.  Mais comment savoir que l'acheteur s'en servira plus? Qu'il en prendra soin?  Une maison est un bon exemple.  En général, les maisons sont habitées par plusieurs propriétaires.  Et à chaque fois, la question se pose: ces nouveaux occupants vont-elle l'entretenir avec amour ou plutôt la laisser se dégrader au fil du temps? 

Et que dire des la commission des vendeurs répétitifs et des taxes municipales imposées à chaque transaction, sans parler des frais de notaire? Une seule maison crée de la richesse à toute les fois qu'elle est vendue.  Selon moi, cette richesse est fictive.  Mais bon, je n'y peux rien si les gens vendent leur maison...

Écrit le: 9 juillet 2013
Inspiré par: "À vendre...partout"

lundi 8 juillet 2013

Poème sur: Capacités

Je pousse, je pousse
Trop fort
Envers et contre tous
A tort

Je cours, je cours
Trop vite
En haut de la tour
Plus de vitre

Je tire, je tire
À la limite
Un crac soupire
Si vite

Je tombe, je tombe
Inévitablement
Dans l'ombre
L'épuisement

Capacités réduites
Ne reviennent pas
Aucune fuite
C'est comme ça

Écrit le: 8 juillet 2013
Inspiré par: "Je n'ai plus 30 ans"

dimanche 7 juillet 2013

Réflexions sur: Nouvel âge

Un anniversaire de naissance est l'occasion de se remémorer les anniversaires du passé.  Les années défilent les unes après les autres, apportant son lot d'expériences et de souvenirs impérissables.  Et si nous avons la chance d'avoir des parents ou des amis avec qui se remémorer ces souvenirs, c'est encore mieux.  Mais l'anniversaire marque le début d'un nouvel âge.  C'est inévitable, on additionne les années et non le contraire.  Et parfois, on change de décennie.  Comme moi aujourd'hui :-)

Il paraît que 40 ans c'est le meilleur âge... Et bien, je le crois volontiers :-)

Écrit le: 7 juillet 2013
Inspiré par: "Bonne fête, bonne fête, bonne fête"

vendredi 5 juillet 2013

Réflexions sur: Se contenter de peu

C'est vraiment incroyable de voir comment parfois on oublie que peu, c'est mieux.  On cherche à faire des activités abracadabrantes, à vivre des aventures extrêmes.  On est prêts à payer cher pour aller loin.  Mais au fond, souvent on serait bien content de rester dans notre cartier à flâner.  Profiter de notre cour ou d'une plage publique. Pourquoi se casser la tête quand nos enfants sont très heureux d'aller à la piscine municipale? Il y a des jeux d'eau, des glissades, des plongeoirs.  La vie est belle, la vie est simple.

Souvenons-nous en plus souvent :-)

Écrit le: 5 juillet 2013
Inspiré par: "Sortie à la piscine"

mardi 2 juillet 2013

Réflexions sur: horaire de jour

Lorsque nous sommes en congé, nous faisons le jour ce que nous avons l'habitude de faire le soir ou le week-end.  Et là, on se rend compte de tout ce qui se passe lorsqu'on travaille.  Je veux dire, pendant qu'on travaille, bien assis dans son bureau, les gens dehors font leurs petites affaires.  Ils vont à la banque.  Ils vont faire les courses.  Ils relaxent sur leur balcon ou jouent à la pétanque  Soudainement, grâce à un jour de congé, notre perspective du temps en dehors de notre espace travail s'élargie.  On s'imagine un autre rythme, où le temps n'est pas organisé, minuté, encadré.  Où il n'y a pas d'échéance et de priorités.  Où il y a juste le temps et des choses à faire, sans ordre précis, ou presque.

Qu'elle belle sensation que celle d'être en congé, d'avoir le luxe de pouvoir patienter dans la file d'attente sans stresser pour rentrer et avoir le temps de juste...être là.

Écrit le: 2 juillet 2013
Inspiré par: "Caisse...populaire"